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Décroissance, par Paul Ariès
Appréciation des utilisateurs: / 4
30-06-2008

Durée : 29 minutes - Réalisation : SPID - 2008

 » Il faut en finir avec l'idée que plus serait égal à mieux. Notre société a complètement sombré dans la démesure. Nous ne sommes plus capables de nous donner des limites. Lorsqu'un individu n'est pas capable de se donner des limites, il va les chercher dans le réel : développement des conduites à risque, toxicomanies, suicide, ... Lorsqu'une société n'est plus capable de se donner des limites, celle va aussi les chercher dans le réel : épuisement des ressources naturelles, réchauffement planétaire, explosion des inégalités sociales, ... Donc la grande question pour le 21ème siècle est de renouer avec la capacité de se donner des limites. Et pour cela, en finir avec la dictature du capitalisme, du productivisme, et d'affirmer la primauté du politique et du culturel. Pour faire ça, il faut cesser de refouler ce que nous savons tous déjà. Cela tient finalement en deux choses. Aujourd'hui, 20% des humaines (dont nous sommes) s'approprient 86% des ressources naturelles. Imaginez que vous invitez à votre table quatre amis. Vous avez un gâteau. Vous faites 5 parts. Vous mangez les 4 premières parts et vous laissez la cinquième aux quatre autres. Voilà aujourd'hui la situation planétaire. (...)

Mais si 6 milliards d'humains vivaient comme nous, une seule planète terre n'y suffirait pas. Il en faudrait 3 si on adoptait le standard de vie des Français, et plus de 6, si on adoptait le stand de vie des américains. Toujours plus de production, toujours plus de consommation, ce n'est pas la solution. Ni pour les pays riches, ni même pour les pays pauvres. Nous devrons trouver d'autres moyens pour satisfaire les besoins fondamentaux de l'humanité.

Et ce développement économique, dans lequel nous avons sombré depuis environ deux siècles, est responsable d'une multitude de crises. D'une crise sociale, d'une crise politique, d'une crise de la personne humaine, d'une crise écologique.

Les 3 familles les plus riches à l'échelle planétaire ont un revenu supérieur au PIB (produit intérieur brut) total des 48 pays les plus pauvres. Seulement 4% de la richesse des 225 familles les plus riches permettrait de couvrir l'ensemble des besoins base de la population planétaire. Autrement dit, le problème n'est pas un problème de moyens, ni de taille du gâteau : c'est un problème de recette. C'est à dire, qu'est-ce qu'on fabrique, pour quel type d'humains.

La crise politique (on l'a vu avec le contournement de l'expression du suffrage des français à propos du référendum sur le traité constitutionnel européen), c'est le décalage croissant entre l'élite mondiale et le peuple. (...)

La troisième crise est la crise la personne humaine. Non seulement cette société est impossible, mais elle n'est même pas jouissive. On assiste aujourd'hui à un développement des pathologies physiques, mais aussi mentales. On peut considérer que l'obésité est un bon syndrome d'une société qui fonctionne sur une logique de dévoration du monde. Plus nous sommes en détresse sociale, plus nos identités collectives sont bafouées, plus on va chercher dans la consommation des sortes de béquilles pour pouvoir espérer se construire, tenir debout. C'est ce que Gilles Lipovetsky appelle le capitalisme expérimentiel.

Sur le plan de la santé mentale, ce n'est pas mieux. Rappelez-vous le dernier rapport de l'académie nationale de médecine : 1 jeune français sur 7 souffre de pathologie mentale (toutes pathologies mentales confondues). Et si vous regardez les chiffres du site du ministère de la santé au Québec, vous verrez que c'est 1 jeune sur 5.

Concernant la crise environnementale, nous sommes coincés d'un côté par l'épuisement des ressources et de l'autre par le réchauffement planétaire. Tous les indicateurs sont en train de passer au rouge. Érosion de biodiversité. La terre est entrée dans sa sixième période d'extinction des espèces. (...) Pollution de l'air, de l'eau, des sols, ... Ce sont les pays pauvres qui en souffrent le plus, mais dans les pays riches, de sont les population les plus défavorisées qui subissent les taux de pollution sonores, chimiques, visuels, les plus importants. Alors que les responsabilités sont inverses : un américain consomme 20 fois plus de gaz à effet de serre qu'un indien ; un français, 8 fois plus qu'un ghanéen.

Épuisement des ressources : c'est vrai que nous en avons fini avec le pétrole bon marché. Nous avons consommé en 1 siècle 900 milliards de barils, sur les 2 à 3.000 que la terre a généré. Chaque point de croissance mondiale supplémentaire représente une consommation de 500.000 barils supplémentaires.

 La fin du pétrole est plutôt en soit une bonne nouvelle pour la terre, pour le climat, donc pour les humains. La question est comment apprendre à s'en passer si nous restons dans les mêmes logiques. C'est à dire, si nous construisons toujours plus de routes et d'autoroutes, si nous sommes toujours plus fiers de nos gros avions.

La Chine est-elle responsable de cette situation ? C'est ce que l'on entend sur TF1, mais aussi sur France 2. Deux chiffres suffisent : consommation journalière d'un habitant américain : 12 litres. Consommation journalière d'un chinois : un demi litre. Bien sûr que le développement des pays émergeants comme la Chine ou l'Inde renforcent les difficultés, mais le coeur du problème, ce sont nos logiques de production.

Est-ce qu'il existe des alternatives au pétrole ? Non

(La suite en vidéo... je ne vais pas non plus tout taper ;-)

 
Appel Festival
Appréciation des utilisateurs: / 0
27-03-2008
Encore quelques jours pour participer au Festival du film militant 2008. Envoyez-nous vos courts métrages avant le 31 août 2008. Renseignements : http://festival.documentaires.info
 
Le flicage Base élève
Appréciation des utilisateurs: / 43
30-04-2008

Nous ne sommes pas un numéro 


Durée : 26 minutes - Réalisation : Frédéric Vidal - Production : Aime le mot dit
Téléchargez le film au format DivX [168 Mo] - Projections militantes libres !

Base Élèves est un fichier informatique, centralisé et partageable, qui regroupe des informations sur les enfants tout au long de leur scolarité. A partir de la conférence qui a eu lieu à l'IUFM de Marseille le 1er avril 2008 à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme, et du rassemblement au Parc Chanot le 2 avril 2008 à l'appel du collectif Stop Fichage 13, ce film donne un apperçu des problèmes posés par la mise en place de cette base données.

Plus d'informations sur Base élèves :

- Mille Babords
- Ligue des droits de l'homme
- Pétition Big Brother Awards

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